L'Art au féminin XIV - faut-il encore organiser des expositions exclusivement pour les femmes ?

04 Mars 2020

Pour la 14ième édition de notre exposition pour marque la Journée Internationale de la Femme, "Artea hika, artea noka - L’Art au féminin", nous exposons les œuvres de trois artistes qui expérimentent la couleur de différentes manières : Colette Dubuc, Josette Dacosta, et Oaia Peruarena.

Colette Dubuc (St. Jacques de la Lande, 1934) a étudié à l’École des Beaux-Arts de Rennes avant de rejoindre l’atelier de l’artiste Robert Tatin, représentant emblématique du mouvement de l’Art Brut, au début des années 1950. Elle vit et travaille à Larressore.

Josette Dacosta (Talence, 1944) a poursuivi des cours à Madrid et a vécu à Oxford, en Angleterre, et à Paris avant de revenir s’installer en Pays Basque. Elle a son atelier à St Jean Pied de Port.

Oaia Peruarena (Irun, 1972) vit et travaille à Bera, en Navarre. Elle a fait son apprentissage artistique avec les artistes de la vallée du Baztan, Tomás Sobrino y José Mari Apezetxea, se tournant depuis quelques années progressivement vers l’abstraction.

Les trois ont déjà participé à cette série d’expositions, lancée en 2007 et motivée par un sentiment que les artistes femmes ne recevaient pas la reconnaissance qu’elles méritaient dans le monde de l’art contemporain.

Ce n’était pas une constatation nouvelle. Déjà en 1985, aux Etats-Unis, les Guerrilla Girls avaient dénoncé l’absence quasi-totale de femmes --seulement 13 contre 156 hommes-- dans ce qu’on présentait comme "un regard international sur la peinture et sur la sculpture" organisé par le Museum of Modern Art de New York.

Mais le monde évolue, et l’appréciation du travail artistique des femmes aussi. Le programme 2020 de la Tate Modern à Londres, par exemple, présente pas moins de sept artistes femmes dans des expositions individuelles, contre seulement quatre hommes.

Au Centre Pompidou à Paris, des sept expositions individuelles programmées d’ici le mois d’août quatre concernent des hommes et trois des femmes, avec en plus une exposition sur l’équipe formée par l’artiste Christo et son épouse Jeanne-Claude. Plus près de nous, le programme d’Artium, à Vitoria-Gasteiz, comporte deux expositions individuelles pour des femmes contre une seule pour un homme.

En regardant vers l’avenir, les femmes s’imposent de plus en plus dans les écoles d’art et dans les concours artistiques. A l’École Supérieure d'Art Pays Basque, 70% des étudiants sont des étudiantes, un pourcentage qui se reflète au niveau national.

Est-il alors d’actualité de poursuivre des expositions dédiées uniquement à des femmes? La question se pose. Nous aimerions entendre vos opinions - écrivez-nous à itzalaktiboa@gmail.com

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